Skip to main content

Notre société est envahie d’images et de représentations du mal. A la différence du moyen-âge, où on le redoutait, nous nous abreuvons de ces représentations pour développer notre imaginaire : films d’horreur, tueurs en série, occultisme, satanisme…

C’est un étrange paradoxe que d’être attiré par tout ce qui nous effraie alors que nous savons qu’il est mauvais. Pour preuve, la dernière demande de la prière du Notre Père est une supplication : « Délivre nous du mal ». Quelle contradiction !

Pourquoi le mal nous donne-t-il une illusion de puissance ?

Une femme bouleversée hésite à envoyer un message tandis qu'un personnage sombre lui murmure à l'oreille.

Je vois 5 raisons à cette illusion de puissance.

Nous pensons que le mal peut assouvir notre désir de puissance et de domination alors que nous sommes souvent bien impuissants à réussir.

De même, nous cherchons à sortir de notre condition humaine pour devenir divin. C’est ainsi que le serpent séduit Adam et Eve à manger du fruit : « Vous serez comme des dieux ».

Également, nous recherchons le plaisir, l’argent et le prestige. Peut-être qu’avec le mal nous y parviendrons plus facilement.

Je vois aussi que nous pouvons être attirés par la transgression. Faire ce qui est interdit peut provoquer en nous une décharge d’adrénaline. Excitant !

Enfin, j’y vois aussi une façon de dépasser nos propres limites, en particulier celle de la mort. Peut être qu’avec le mal, nous deviendrons éternels.

Pourquoi ce qui nous détruit peut-il nous séduire ?

Nous sommes blessés par le péché originel et nous cherchons dans le mal le moyen de soulager cette souffrance. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’on soulage le mal par le mal ?

L’astuce du diable est de nous présenter le mal comme un bien. N’oublions pas que Satan est père du mensonge.

Cependant, il y a une différence entre la fascination culturelle pour le mal et le désir réel de commettre le mal.

Enfin, le mal a un caractère spectaculaire alors que faire le bien est bien souvent discret. Nous cherchons souvent ce qui sonne fort, se voit bien distinctement.

Bien souvent, le mal ne séduit pas par sa laideur mais par le bien qu’il vise à nous apporter.

Comment se libérer de cette fascination pour le mal ?

Un homme recueilli dans une église regarde une croix tandis qu'une silhouette sombre s'éloigne derrière lui.

La situation est grave mais pas désespérée. Soyons confiants dans la force de Dieu.

D’abord, Dieu a créé l’homme fondamentalement bon. Nous sommes inspirés à faire le bien.

C’est le péché originel qui a blessé l’homme. Il ne le réduit pas à sa faute.

La meilleure façon de lutter contre le mal est de reconnaître sa fragilité. Nous avons besoin de Dieu car nous ne pouvons y arriver tout seul.

Nous sommes des êtres libres et pouvons refuser ce qui nous attire.

Soyons humbles et prions le Notre Père en lui demandant son aide et sa délivrance : « Délivre-nous du mal ».

Enfin, n’oublions jamais que Jésus a vaincu la mort en ressuscitant et qu’il a définitivement terrassé le mal. Le mal nous propose la puissance. La véritable liberté consiste à ne pas devenir son esclave.

 

« Vous serez comme des dieux. » — Genèse 3,5

Pour aller plus loin :

 

Tu penses quoi de la vie après la mort ? Une suggestion, une question, un conseil ? Viens chat'er avec nous !

Notre association ne vit que de dons. Si vous aimez cette plateforme sur la vie après la mort, faites un don.

Leave a Reply